Libé c’est fini ? – Libé de 1973 oui / Libé de demain : pas encore!

7 Feb
2009

“Libé c’est fini” nous dit aujourd’hui électron libre dans un de ses très appréciables billets. Si les difficultés financières, sociales et surtout éditoriales du quotidien fondé en 1973 sont manifestes, il nous semble qu’une si belle marque a encore la capacité de rebondir en proposant de nouveaux usages.

La marque Libération est et restera un facteur clé de succès

Dans un “infosystème” de plus en plus dense et fourni, le lecteur va de plus en plus souvent cherché à être rassuré sur la qualité de l’information qu’il consulte. Si le lecteur accepte pour le quotidien que n’importe qui l’informe sur la météo ou l’horoscope, il se tourne vers des institutions plus rassurantes pour en savoir plus sur la guerre en Irak ou la crise financière. Dans cette logique, Libération qui incarne une information qui se veut progressiste conserve une valeur affective forte.

Depuis sa position d’outsider, Libération est le mieux placé pour innover

A la lumière d’un entretien avec Marcel Gaucher paru dans Le Monde du 7 février 2009 , il reste encore à inventer la vrai répartition de l’information écrite et numérique : “L’objet papier autorise un commerce avec l’écrit que l’écran ne permet pas”. Dans sa position difficile, Libération est le seul quotidien national qui n’a rien à perdre à initier une aventure nouvelle, avec d’autres formats. C’est par définition l’acteur qui est le plus en déséquilibre qui a le plus de facilité à se faire au changement (le schéma ci-dessus se propose d’illustrer ce principe). Reste au management à avoir l’audace et le courage d’initier le mouvement.

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