Pour le journalisme professionnel de demain : Internet, Blog, Publicité, Indépendance, Ethique, et Media Social
Tenir son blog équivaut pour certain, à la tenue d’un simple journal intime, pour d’autre à une véritable activité. Si l’on en croit le bureau of Labor Statistic, il y aurait aux États-Unis pratiquement autant de bloggeurs qui vivent de leur prose que d’avocats. Les marques emploient directement une partie de ces bloggeurs pour capter l’attention des internautes. Les marques payent pour que ces bloggeurs promotionnent leurs produits et fédèrent les internautes. Mais Exercice De Style s’interroge : l’internaute ne sait pas qu’il est face à un bloggeur professionnel quand il le rencontre au détour d’un clic.
Dans une toile où l’on a de plus en plus de mal à sourcer l’information, les marques ont bien compris l’avantage de ce nouveau canal de communication. Toucher l’internaute sans avoir l’impression de faire de la pub. Dans la presse papier, la publicité est encadrée légalement et doit être identifiée comme différente du rédactionnel. Avec le blog commandité, le flou entretenu est tout bénéf. En pleine crise de confiance la blogosphère va-t-elle prendre le pas sur le journalisme et devenir le 5ème pouvoir ?
Le journaliste est-il condamné à devenir bloggueur pour faire son métier sur la toile? Une entreprise de presse est-t-elle condamnée à animer une communauté de bloggeurs tant l’info qu’elle distille par le canal habituel concurrence celle de la blogosphère? Les sites de presse traditionnelle mettent en avant leurs journalistes vedettes qui tiennent un blog. Peut être ont-ils compris qu’au-delà de la génération de trafic, il fallait que ces bloggeurs entrent en conversation avec les internautes. Mais la fabrique de l’information nécessite des moyens: La crédibilité est liée à la notoriété de celui qui écrit, et à la réputation de la marque du support. Finalement Internet n’a qu’amplifié ce phénomène en faisant de marques personnelles de nouvelles marques de support.
Les bloggueurs quand il ne sont pas eux-mêmes journalistes, peuvent toujours parler, poster, écrire, mais Ils n’ont aucune obligation de vérifier ou de sourcer. Ils sont seuls, parfois dans le recul de l’analyse pour les plus doués. Mais le plus souvent le bloggeur réagit. Chaque bloggeur a l’impression que de sa place , il est un média à lui tout seul. Mais un média implique au moins deux personnes. L’un recherche et écrit, l’autre la challenge et organise sa place dans un support.
La blogosphère est un immense terrain où la liberté d’expression peut être totale. C’est aussi le lieu où la foule s’exprime. Elle joue le rôle d’un exutoire de toutes les peurs, les angoisses. La blogosphère est un cri qui veut être entendu.
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Les blogs ne sont pas les radios libres des années 80
1 Response to Les blogs ne sont pas les radios libres des années 80
narvic
April 27th, 2009 at 10:12 pm
Le débat est biaisé puisque vous posez de fausses questions : la réponse est déjà contenue dans la question !
ex. : “Le journaliste est-il condamné à…” ; “Une entreprise de presse est-t-elle condamnée à…”
Là où vous loupez le débat, c’est dans ce terme de “condamnation”.